N o s p r e m i è r e s t r u f f e s n o i r e s

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Nos premières truffes noires. Histoire d'un premier cavage réussi.

A la quête de la tuber melanosporum...

Un petit matin de décembre, nous sommes partis à recherche du graal: nos premières truffes noires.

Voici quelques mois nous partagions avec vous la joie que nous a procuré l’acquisition de notre truffière. Après les nombreux périples et beaucoup de patience nous devenions enfin propriétaires sur la commune du très beau village perché d’Ampus

Dans un écrin totalement préservé, notre truffière de 2 hectares compte 240 chênes truffiers âgés de 8 à 11 ans. Nous savions qu’elle n’avait plus été entretenue correctement depuis au moins 3 ans.

Combiné aux effets du réchauffement climatique, ce manque d’attention prolongé nous avait rendus mesurés par rapport aux espoirs de récolte cette année. Pourtant, les arbres présentaient de beaux brûlés et nous sommes situés dans un terroir truffier historique. 

Les caveurs truffe noire
Notre première truffe

Il faut savoir que même si les truffières sont bien moins gourmandes en entretien que d’autres cultures, un minimum est nécessaire pour aider dame nature à faire son office.

Les mois d'observation en quête de nos premières truffes noires

Dès son arrivée à la truffière, la vivace Sally s'est mise à gratter frénétiquement la terre !

Nous avons bien entendu, dès l’obtention des clés, passé chaque centimètre carré au crible, scrutant le moindre signe indiquant la présence de truffes. 

Nous avons alors pu observer de nettes différences en terme de croissance des chênes. En effet, le terrain se présentant dans une configuration de faux plat, l’eau ne va pas se figer dans les terres de manière uniforme. 

Avant d’organiser un premier cavage avec un chien, nous avons essayé de guetter la présence de mouches à truffes. Là encore, malgré quelques spécimens observés, il était difficile de conclure à la présence de truffes. 

Se faire aider par un pro!

Comme vous le savez nous avons depuis le tout début voulu aborder ce projet avec énormément de curiosité mais aussi d’humilité. À ce titre il nous faut admettre que malgré de nombreuses lectures et recherches, notre expérience sur le terrain était à construire.

Ça tombe bien, nous adorons apprendre! Pour se faire nous avions deux principaux viviers de connaissances à disposition : la science et l’expérience.

Notre première truffe cavée
Notre premier cavage

La science, à travers les analyses de sol, allait pouvoir nous éclairer sur la composition du terrain et la présence de mycelium. Mais plus que toute autre chose, l’expérience d’un trufficulteur aguerri, à travers son regard aiguisé s’avérerait indispensable. 

Il nous permettrait de savoir si l’espoir de caver nos premières truffes noires cette année était un rêve réalisable ou si notre patience allait encore être mise à l’épreuve.

Nos premières truffes noires à portée... de museau...

Nous avons donc organisé une première visite en septembre avec l’un de nos partenaires trufficulteurs pour qu’il nous donne son avis. Le constat à été relativement clair. Malgré la présence d’arbres très sains, l’absence d’entretien durant les dernières années, ainsi que le manque d’eau, ne nous permettait que peu d’espoirs d’être fructueux cette année. Une observation détaillée des brûlés n’avait, à cette époque, pas permis de déceler des marques qui auraient pu trahir la présence de truffes en formation. Par contre, la bonne nouvelle fut que tous les espoirs étaient permis pour l’avenir. La remise en place d’un itinéraire technique approprié et d’un arrosage à micro aspersion permettront de remettre notre truffière sur les bons rails. Tous les espoirs pour notre avenir de trufficulteurs sont donc saufs!

Début décembre, nous avons voulu en avoir le coeur net. Rendez vous était donc pris avec notre ami trufficulteur Stephan et sa jolie chienne Sally. Dès son arrivée sur la truffière la très vivace Sally s’est mise au travail. Il n’a pas fallu attendre très longtemps pour quelle la voir gratter frénétiquement le sol. Ni une ni deux Stephan la rejointe et à l’aide d’un long tournevis il a fait jaillir du sol notre toute première truffe !

C’est avec énormément d’émotions que nous avons vécu ce moment. Quelle joie intense de voir notre terre truffière tant désirée nous gratifier d’une première tuber melanosporum, un moment inoubliable. 

Merci a eux deux et a cette terre qui nous ont offerts une première truffe incroyable de près de 160 g. Autant dire que nous avons été plus que comblés. La dégustation n’a fait que confirmer ce bonheur !